Revue de presse

  • La France, un pays où la surpopulation des prisons est systémique RFI, par Léa-Lisa Westeroff, le 17 juin 2022 – sujet à partir de 13’10
  • Du cinéma en prison pour «faire bouger les lignes» Libération, par Eve Szeftel, le 17 juin 2022
  • La canicule met aussi en alerte le milieu carcéral : “Trois dans 9 m² sans aération. Accepteriez-vous cela ?”, Midi Libre, par Sarah Vennen, le 17 juin 2022
  • Dans un rapport publié ce jeudi 16 juin 2022 avec le soutien d’Amnesty International, la section française de l’Observatoire international des prisons (OIP) dresse un bilan sévère de l’état des conditions de détention en France. En cause, l’inefficacité des mesures prises par les pouvoirs publics. Alors que le 30 mai 2020, l’État français était définitivement condamné par la Cour européenne des droits de l’homme pour l’indignité de ses prisons et sommé de prendre des mesures pour mettre un terme à la surpopulation carcérale, l’OIP et Amnesty International appellent à la mise en place en urgence d’un plan national d’action pour atteindre cet objectif. [Pour lire la suite cliquez ici
  • Comment la nouvelle structure de la maison d’arrêt d’Osny va préparer les détenus à leur sortie de prison Le Parisien, par Marie Persidat, le 5 juin 2022
  • Les États généraux de la justice dressent une feuille de route, Dalloz.actualite.fr, par Pierre Januel, le 8 juin 2022
  • Pour se faire entendre, « le prisonnier n’a que son corps », Mediapart, Blog dedans Dehors, recueilli par Odile Macchi, le 8 juin 2022
  • Justice : Pourquoi le principe de la régulation carcérale ne prend pas dans les prisons, 20minutes.fr, par Manon Aublanc, le 3 juin 2022
  • Matthieu Quinquis : « Il faut mettre en oeuvre une politique de déflation carcérale », Actu-Juridique.fr, par Olivia Dufour, le 10 juin 2022
  • Eric Dupond-Moretti reconduit, «déception» et stupéfaction dans le milieu judiciaire Libération, par par Chloé Pilorget-Rezzouk, le 20 mai 2022
  • L’évasion par le son, Libération, par Olivier Pernot, le 21 mai 2022
  • Vers la suppression des peines de prison de moins de 6 mois en Belgique ? Le ministre de la Justice y est favorable RTL info, le 3 mai 2022
  • Droits collectifs en prison : « l’importance cruciale des soutiens extérieurs » Mediapart, Blog Dedans Dehors, recueilli par Laure Anelli, le 24 mai 2022
  • Pour un engagement véritable dans la lutte contre la surpopulation carcérale Matthieu Quinquis Dalloz.actualité.fr, le 3 juin 2020
  • Sujet sur la prévention du suicide, France Culture, Journal de 18h, le 25 mai 2022
  • Droits collectifs en prison : l’expérimentation de 2010, une occasion manquée Mediapart, Blog Dedans Dehors, par Laure Anelli, le 1er juin 2022
  • Prisons : un rapport appelle à desserrer “l’étau de la surpopulation” AFP, le 2 juin 2022
  • Envoyer tant de monde en prison, ça ne sert à rien et ça coûte très cher Surpopulation carcérale alerte la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, France Info, le 2 juin 2022
  • Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté préconise de légiférer sur la régulation carcérale Dalloz.actualité.fr, par Pierre-Antoine Souchard, le 2 juin 2022
  • Des surveillants de la prison de Rennes accusés de violences et faux en écriture publique AFP, le 30 mai 2022
  • Le nombre de personnes sous bracelet électronique augmente… mais le nombre de personnes incarcérées aussi France Inter, par Lorélie Carrive et Mathilde Vinceneux, le 27 mai 2022
  • 21/03/2022
    “Ma première confrontation avec la réalité de la prison a été un électrochoc”
    Les maisons d’arrêt enferment des détenus qui sont soit en détention provisoire, soit qui purgent des peines courtes. Comme ils sont censés y rester pour peu de temps, on ne se donne pas la peine de leur proposer des formations, des activités ou de les placer dans des cellules dignes. Les détenus peuvent se retrouver à trois, quatre ou cinq dans des cellules de cinq mètres carrés. Il faut bien distinguer la détention provisoire de la détention pour les personnes condamnées. On enferme dans des conditions absolument indignes des personnes dont la culpabilité n’a pas été prouvée. Il n’y a rien qui va. On pourrait mettre des moyens dans des bracelets électroniques pour garder ces personnes à la disposition de la justice. Eventuellement, on pourrait aussi surveiller leurs déplacements. — Le Monde
  • 18/03/2022
    Aumônier en prison : sacerdoce ou profession ?
    En détention, la religion peut apporter autre chose, une respiration, en complément du suivi psychologique ou des services pénitentiaires d’insertion et de probation. Elle peut même ouvrir la voie à un changement de vie radical. C’est ce qui s’est passé pour Yannis Gautier. Incarcéré plusieurs fois par le passé, il est désormais pasteur et au service des détenus : “J’ai réalisé en lisant la Bible que je pouvais être une autre personne. (…) Croiser un aumônier, avoir ces temps d’écoute, c’est essentiel. Il avait une présence apaisante pour moi.” Libéré provisoirement, il se réinsère dans la société et est condamné trois ans plus tard à une peine de sursis. Il devient ensuite pasteur, puis arrive un élément déclencheur qui le ramènera vers les prisons : “Mon frère se fait assassiner. En portant son cercueil, je réalise que la différence entre lui et moi se résume à un choix. J’ai choisi de me tourner vers Dieu, lui a décidé de continuer à dériver. Des gars comme moi, comme mon frère, il y en a partout en prison. Je n’avais pas l’esprit revanchard mais je me suis senti investi d’une mission : celle d’aller partager mon témoignage”. Selon lui, les aumôniers manquent de reconnaissance : “Tellement de gens de réinsèrent et ne récidivent pas grâce aux aumôniers! Mais les aumôniers sont démunis.” — France Culture
  • 07/03/2022
    Les visiteurs de prison élargissent leur horizon
    Des visiteurs de prison hors les murs, cela peut sembler antinomique. Pourtant, parmi le millier de bénévoles de l’Association nationale des visiteurs de prison (ANVP) agréés par l’administration pénitentiaire pour entrer dans les prisons, certains interviennent désormais auprès de personnes non incarcérées. Ces “visiteurs accompagnants” se proposent de rencontrer pour les suivre des personnes sous main de justice en milieu ouvert, dans le cadre d’un sursis probatoire, d’un aménagement de peine ou d’un suivi socio-judiciaire. “Le parcours vers la réinsertion ne peut pas se faire seul, sans que la société civile prenne sa part dans l’accompagnement”, explique Yves-Marie Brient, le président de l’ANVP, visiteur de prison depuis quinze ans à Clermont-Ferrand et visiteur accompagnant depuis dix-huit mois. — Le Monde
  • 19/02/2022
    Surreprésentation des étrangers en prison : “Il n’y a pas de statistiques qui sont tenues en la matière”, affirme Éric Dupond-Moretti
    À quelques semaines de l’élection présidentielle, les questions de sécurité et de délinquance font débat. Parmi les chiffres fréquemment avancés, ceux concernant la population carcérale. Selon les candidats de droite, 22 à 25% des détenus en France seraient étrangers. Le ministère de la Justice recense trimestriellement la population carcérale pour établir des statistiques à ce sujet. Ainsi, dans les statistiques trimestrielles d’octobre 2021, le ministère comptait 17.198 détenus étrangers, soit 24,5% de l’ensemble des détenus. Le recensement va même plus loin en détaillant que, parmi eux, 9793 détenus sont d’origine africaine, 5109 d’origine européenne et 1308 issus du continent américain. — Le Figaro
  • 18/01/2022.
    Prison et pauvreté, un “cercle vicieux”
    “C’est la précarité qui remplit les prisons. Moi j’en ai croisé beaucoup en promenade. Ce sont des voleurs, des sans-papiers, des mules, ces gens qui transportent de la drogue parce qu’ils n’ont pas d’argent”, témoigne l’une des personnes interrogées. Une observation confirmée par le rapport, qui dresse le constat d’une surreprésentation des personnes précaires en détention. De fait, 15 % des répondants à l’enquête déclarent avoir été dépourvus de ressources financières avant leur entrée en prison, tandis que près d’un quart déclarait avoir pour ressource principale une prestation sociale. Et pour cause : “Seule la moitié des hommes et femmes de l’échantillon étaient en situation d’emploi avant leur incarcération, tandis que les deux tiers de la population française le sont”, souligne le rapport. Et quand 75 % des Français en emploi bénéficient d’un contrat à durée indéterminée (CDI), seuls 45 % des détenus qui travaillaient avant leur entrée en détention relevaient de ce statut. Les associations observent également que les personnes occupaient fréquemment des emplois “peu valorisés socialement”, relevant une surreprésentation des ouvriers (39 % contre 20 % en population générale). Conséquemment, les personnes vivent généralement dans des conditions plus précaires que le reste de la population : 28 % des individus étaient hébergés chez des proches, 4 % en foyer et 8 % se trouvaient sans hébergement. — OIP-SF
  • 20/01/2022.
    Covid-19 : “Face à une situation sanitaire critique, il y a urgence à réduire la population carcérale”
    Selon les derniers chiffres rendus publics, 1 074 personnes détenues étaient positives au Covid-19 au 7 janvier 2022, et 1 029 membres du personnel de l’administration pénitentiaire au 4 janvier. Dans les établissements touchés, l’isolement des personnes infectées est presque impossible. Des étages voire des bâtiments entiers sont parfois confinés et des personnes positives cohabitent avec d’autres non testées. A la prison de Beauvais (Oise), un bâtiment de 200 personnes, dont 25 positives au virus, a ainsi été mis en quarantaine. Outre la particulière vulnérabilité des prisons à l’épidémie et la mise en danger des personnes qui y sont détenues et de celles qui y travaillent, l’arrêt des parloirs pour les personnes contaminées ou cas contacts, le rétablissement des plaques de Plexiglas de séparation pour les autres, et la suspension de la majorité des activités collectives privent les personnes détenues de leurs droits les plus essentiels et renforcent les tensions entre les murs. Cette situation sanitaire critique doit beaucoup au surpeuplement des prisons. Les principaux foyers de contamination touchent des établissements particulièrement surpeuplés, comme la maison d’arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis), à la densité carcérale de 166 %, ou les quartiers maison d’arrêt de Perpignan (Pyrénées-Orientales), qui atteignent plus de 200 %. Dans une cellule de 9 mètres carrés occupée par trois personnes, l’application des gestes barrières et la distanciation sociale semblent bien vaines. — Le Monde